I) LA GUADELOUPE ET LES SEISMES

1) Situation géographique et géologique de la Guadeloupe

La Guadeloupe est une région française de l’Outre-mer bordée par la mer des Caraïbes à l’Ouest et l’Océan Atlantique à l’est. Cette région se situe à 6 700 km de le France hexagonale.

Ce territoire est un archipel composé de 5 îles : la Grande-Terre et la Basse-Terre qui sont les deux majeures, Marie-Galante, les Saintes avec Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, et enfin la Désirade.

Quelques îlets,  situés à l’est de l’Amérique centrale (à 600 km au nord des côtes de l’Amérique du Sud et à 2 200 km au sud-est des Etats-Unis) composent également cet archipel : îlet Caret, îlet Cochon...



 

2) Les séismes en Guadeloupe


Par sa situation géographique, la Guadeloupe appartient donc à l’Arc des Petites Antilles. Ce dernier se situant sur la plaque Caraïbe est considéré comme une zone à risques sismiques. En Effet, la plaque Caraïbe se déplace de manière relative par rapport aux plaques Nord Amérique et Sud Amérique qui la bordent au nord, à l’est et au sud.


Plaque de la Caraibe.png

 

 

La Guadeloupe est répertoriée comme étant dans la zone la plus sismique de France, c’est-à-dire qu’elle se situe dans la zone 5, sur une échelle de 1 à 5. Selon les scientifiques, l’accumulation des contraintes au niveau du contact des plaques tectoniques Amérique et Caraïbes devrait produire un séisme majeur d'ici quelques dizaines d’années.

 

 

 


                                                                             

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Les séismes sont les conséquences de ruptures brutales d’une faille de la croûte terrestre, c’est-à-dire du déplacement de deux blocs rocheux rigides, l’un par rapport à l’autre et qui correspondent aux plaques lithosphériques. Il faut également savoir que l’endroit d’où part le séisme est appelé « foyer » et correspond en surface au point se situant à sa verticale, « l’épicentre ».


Parmi les failles responsables des mouvements du sol, on répertorie 3 types :

  • Les failles d’expansions (dites normales) où les plaques s'éloignent l'une de l'autre,
  • Les failles de surrections (dites inverses) où les plaques entrent en collision : ce phénomène se produit lorsqu'il n’y en a pas une plus dense que l'autre pour passer en dessous,
  • Les failles de décrochements où les plaques coulissent l'une par rapport à l'autre.

 

 

Les secousses du séisme se propagent sous la forme d’ondes sismiques. On dénombre deux types d’ondes de volume :

  •  Les ondes P(Primaires), qui se propagent dans tous les milieux et dont la vitesse augmente plus la densité du milieu traversé est élevée
  •  Les ondes S (Secondaires), qui ne se propagent que dans les solides provoquant les mouvements d’oscillation horizontale qui se transmettent aux bâtiments.

Les ondes de surface quant à elles,présentent essentiellement un danger pour les édifices :

  • Les ondes L (Love) dont le déplacement est le même que celui des ondes S sans le mouvement vertical
  • Les ondes R (Rayleigh) dont le déplacement complexe est assez semblable à celui d'une poussière portée par une vague. Elle a un mouvement elliptique à la fois horizontal et vertical.

La Guadeloupe et les îles environnantes sont concernées par 3 types de séismes :

  • ceux dus au phénomène de subduction, libérant des énergies de forte magnitude (supérieur à 7),
  • les séismes intraplaques Caraïbe (magnitude généralement comprise entre 5 et 7),
  • les séismes dits volcaniques, superficiels mais pouvant atteindre des magnitudes de l'ordre de 5. 

Nous pouvons donc illustrer la répartition des failles en Guadeloupe par la carte suivante :


failles-gpe.gif

 

Pour illustrer l’intensité que peut avoir un séisme sur la Guadeloupe, on peut en citer deux qui ont marqué les mémoires des Guadeloupéens.

 

  • Le séisme du 8 février 1843 qui correspond à un séisme intraplaques. C’est le plus important ressenti dans l’archipel, son intensité fut estimée à IX-X et sa magnitude à 8.0. Il a duré plus de 70 secondes. En termes d’impacts, outre les dégâts matériels, le nombre de victimes a été évalué à 3000 morts, sachant que les esclaves n’étaient pas comptabilisés. Ce séisme détruisit la commune de Pointe-à-Pitre.
  • Le séisme du 21 novembre 2004, au sud-est des Saintes. Il atteint la magnitude 6,3 et son intensité fut estimée à VIII. Ce séisme  provoqua un décès à Trois-Rivières et de nombreux dégâts matériels aux Saintes.


                                                                             

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